XXXIe Musique en Périgord 2019

audrix

Des Musiques pour tous, Toutes les Musiques

Trente-et-un ans et pas une ride !
Né en 1989 dans l’église romane d’Audrix, village du Périgord entre Vézère et Dordogne, le festival Musique en Périgord, purement classique à ses débuts, a évolué tout en restant fidèle à ses origines.
Il attire chaque année dans des lieux magiques des concerts en harmonie avec la beauté de la pierre.
De nombreux spectateurs, tant touristes que locaux, français et étrangers, suivent et découvrent les musiques d’ici et d’ailleurs.
Cette année Musique en Périgord déploiera ses ailes du 28 juillet au 12 août 2019.
Il fera entendre, au gré des concerts, les sons d’Iran, les quatuors de Mozart ou Chostakovitch, les sonates pour violon de Frank ou de Debussy, mais aussi le swing entraînant de Beltuner, les rythmes de Leonard Bernstein sous les doigts du Saxback ensemble, ou encore les mélodies si joyeuses de Jean Wiener, avec de nouveaux venus au festival, comme les jeunes et talentueux Alexandra Soumm et Ismaël Margain, et des habitués, comme le trio Chemirani.
Musique en Périgord continue, comme chaque année, à être attentif au jeune public, avec un programme spécialement dédié pour eux, mais aussi en les conviant aux répétitions, afin qu’ils puissent approcher les instrumentistes, leur pratique et leurs instruments, et ainsi devenir, nous l’espérons, les spectateurs de demain.
Les églises romanes d’Audrix, des Eyzies, de Saint-Chamassy, ainsi que le parc du château de Campagne, les bords de la Vézère au Bugue, ou le Foyer de Saint-Cyprien, serviront d’écrins aux concerts, sans oublier le Gouffre de Proumeyssac.

Laurent Lévy
Directeur artistique

Trio CHEMIRANI | Musique du Monde | Percussion iraniennes

Vendredi 9 août à 21h / Les Eyzies de Tayac | église Romane

Le zarb est un tambour persan en bois de mûrier ou de noyer dont la membrane en peau de chèvre est collée sur son pourtour. Originaire du nord de l‘Iran, l‘instrument a ensuite voyagé à travers l‘Afrique et l‘ Asie et devint populaire grâce à des musiciens turcs, européens de l‘est, ou nord africains. Le zarb, ou tombak, est une percussion mais aussi un instrument mélodique, il se joue avec les doigts mais aussi avec la paume de la main. Capable de générer autant de notes qu‘un piano, ses combinaisons mélodiques et rythmiques semblent illimitées.

C’est une chance exceptionnelle que de recevoir le Trio Chemirani qui revient pour la troisième fois au Festival. Ceux qui ont eu la chance de les entendre ont pu éprouver l’envoûtement provoqué par ces percussionnistes d’exception.
Depuis près de 40 ans et un certain enregistrement soliste pour Harmonia Mundi, Djamchid Chemirani ( né à Téhéran en 1942) a poursuivi son cheminement avec à ses côtés, deux fils : Keyvan et Bijan. Chacun a développé sa culture, parcouru divers univers sonores, nourri son métier de musicien. Mais ils n’ont eu de cesse de revenir au grand œuvre commun : élaborer une langue rythmique universelle. Dawâr, c’est le bout du chemin : jamais les Chemirani n’avaient atteint une telle limpidité de son, issue de la fusion de leurs trois frappes : c’est par la conscience jubilatoire de l’œuvre engendrée ensemble, qu’ils rejoignent l’expérience spirituelle si présente dans la culture iranienne.

Djamchid Chemirani, Bijan Chemirani, Keyvan Chemirani
Zarb, Daf, Bendir, Udu